Le Mouvement des accélérateurs d’innovation du Québec lance son premier « Survol de l’écosystème startup du Québec. »

Montréal, le 31 août 2020. — Y a-t-il « un » écosystème startup au Québec?

Dans les années à venir, les efforts de développement et de définition d’un écosystème unique seront cruciaux pour maximiser les chances de succès des startups québécoises. Ces efforts devront miser sur les connexions entre les grands centres et les régions.

Voilà l’un des constats du premier « Survol de l’écosystème startup du Québec », présenté par le Mouvement des accélérateurs d’innovation du Québec (MAIN Québec).

Ce premier survol vise à établir les bases d’un projet de recherche mené par MAIN en collaboration étroite avec l’Université de Sherbrooke ainsi que des chercheurs et étudiants de l’ESG-UQAM et HEC Montréal. D’autres universités s’ajouteront dans les semaines qui viennent.

« S’il y a une chose que nous retenons de cet exercice d’introspection, c’est qu’il n’existe pas encore d’écosystème startup unifié au Québec. Plusieurs villes ou régions comptent sur des écosystèmes entrepreneuriaux dynamiques et ont même développé d’excellents réseaux startup. Cependant, les liens entre ces réseaux sont encore trop faibles. Nous l’avons vu au cours des derniers mois; les startups sont résiliantes. Elles sont agiles, innovantes. Elles ont le potentiel d’être au cœur de la relance et du développement économique du Québec. Mais nous devons faire plus pour nous assurer que chacune d’elles ait accès aux meilleures ressources d’accompagnement, de soutien à l’innovation et de financement, où qu’elles soient sur le territoire, au moment où elles en ont besoin », a déclaré Louis-Félix Binette, directeur général de MAIN.

Le projet a été rendu possible grâce au soutien du Gouvernement du Québec

« Par les emplois et la richesse qu’il génère, l’entrepreneuriat est l’un des piliers de l’économie québécoise. Partout au Québec, nous sommes plusieurs à travailler à la création d’entreprises innovantes afin de favoriser le développement économique régional. Au cours des dernières années, les entreprises à fort potentiel de croissance ont connu un grand essor, tout comme les organismes consacrés à leur soutien, et c’est bien ainsi! Un portrait de cet écosystème québécois riche apparaît donc comme une nécessité pour bien comprendre leurs réalités et leurs besoins, de même que ceux de chacun des intervenants du milieu. Il est aussi nécessaire pour systématiser l’approche et la culture d’innovation dans les régions du Québec. Je tiens à saluer cette belle initiative de MAIN! »

Marie-Eve Proulx, ministre déléguée au Développement économique régional et ministre responsable des régions de Chaudière-Appalaches, du Bas-Saint-Laurent et de Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Certains constats clés du premier « Survol de l’écosystème startup du Québec »:

  • Il n’existe pas de définition commune de ce qu’est une startup au Québec et la connaissance sur l’écosystème startup est limitée, surtout à l’extérieur des grands centres;
  • Il est essentiel de commencer à parler le même langage, d’utiliser un lexique commun et de se doter d’indicateurs de performance partagés afin de mieux soutenir les startups, ou qu’elles soient au Québec;
  • Afin d’assurer une continuité dans le soutien aux startups, il est crucial de travailler sur le développement de connexions et de collaborations entre les différents réseaux de ressources startups qui se créent à travers le Québec.

« Il semble y avoir une abondance d’informations, beaucoup de buzzwords et d’expertise autour du sujet des startups et de l’écosystème. Mais si on s’y attarde, on constate que l’on se connaît peu. On s’étudie peu et surtout pas en profondeur. Prenons juste l’exemple des institutions du savoir; on sait très bien qu’elles ont un rôle stratégique à jouer pour l’essor et le succès des startups, mais au-delà du nombre d’établissements, c’est l’existence de relations fortes qui a de l’impact. Il faut arrêter de compter pour mieux capter la complexité et la connaissance », ajoute Valérie Grandbois, Doctorante en administration des affaires, culture Startup, à l’Université de Sherbrooke et auteure principale du Survol de l’écosystème startup du Québec.

Pour la suite du projet, MAIN désire mobiliser davantage de parties prenantes afin de se pencher sur différents aspects de l’écosystème startup incluant:

  • Le financement des startups
  • Le rôle des gouvernements et des politiques publiques dans l’écosystème startup
  • L’impact social et environnemental des startups
  • La collaboration, les connexions et la mobilité au sein de l’écosystème
  • Les caractéristiques des fondateurs de startups (ex.: santé mentale, profils sociodémographiques, etc.)

Toute organisation ou entreprise souhaitant contribuer au projet de recherche sur l’écosystème startup du Québec sont invitées à communiquer avec MAIN à: communications@mainqc.com
Capture d’écran, le 2020-08-31 à 17.41.52

Vous pouvez télécharger le rapport ici

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