156 lundis à me demander pourquoi je travaille au Mouvement des accélérateurs d’innovation du Québec — et à aimer ma réponse

Lisez le parcours de travail de Joyce McLean, Responsable — Sommet et relations avec la communauté.

Ça fera bientôt 3 ans que je suis à MAIN.
Depuis avril 2020, j’inclus à mon vocabulaire des mots que je n’associais jadis pas au monde de l’entrepreneuriat: écosystème, maillage, acteurs, incubateur. Le Centech? Ok oui, ça me dit quelque chose. District 3? Sure yeah. Nice place, so I heard.

Rigueur et bienveillance

Premier constat: OK, ça niaise pas icitte. On utilise Slack de manière ordonnée. Chaque idée est déclinée dans une note d’information où on y adresse les objectifs, les enjeux, les constats. On pose des questions claires. On prépare ses rencontres soigneusement. Et Antidote n’est pas installé sur ton ordinateur pour faire beau.

Déjà, je ne comprends pas comment je me suis retrouvée à « faire l’équipe ». Sûrement une faille dans le mécanisme d’embauche. Êtes-vous sûrs, la gang?

Faut dire que la première page de mon document de présentation mettait le ton 👇

J’apprendrai plus tard qu’on n’embauche personne au hasard. Que MAIN a la capacité de voir le potentiel, le « super pouvoir », chez une personne. Faire partie du Mouvement, c’est avant tout une question d’attitude, de personnalité, de curiosité. Le reste – la poutine, le jargon – ça viendra (et honnêtement, on s’en balance un peu).

Surtout, à MAIN, on embauche des personnes pour lesquelles on crée des postes. On ne comprime pas des humains dans un intitulé de tâches. La preuve: j’ai changé 2 fois de rôle, en fonction de mes intérêts, depuis que je suis au Mouvement.

Certes, on s’attend à un niveau de travail élevé. On démontre et on espère de la performance. On demande d’avancer avec confiance dans l’incertitude. Surtout, on ne fait rien sans raison. On prend le temps de se questionner continuellement sur l’impact qu’on veut avoir dans le monde, et des moyens pour y arriver.

Je peux aussi dire, sincèrement, que je n’ai jamais été entourée d’autant de personnes de qui j’apprends au quotidien. Et « bordel » que c’est satisfaisant!

Leave no man behind

Pourtant, mon passage à MAIN a failli durer seulement une semaine. Quelques jours après mon arrivée, j’ai appris que mon père entrait en soins palliatifs. Je ne savais même pas quand j’arriverais à ouvrir mon laptop à nouveau.

Je me suis dit qu’il valait aussi bien quitter MAIN. Je ne vais quand même pas les laisser dans l’incertitude quant à ma date de retour. Je vais les laisser contacter un.e autre candidat.e — la liste était longue, d’ailleurs, à ce que j’ai compris plus tard.

« LAISSEZ-MOI DERRIÈRE! », que je dis, ou presque (je paraphrase, ce n’était pas aussi théâtral).

Comme c’était mal connaître ma nouvelle famille.

On a attendu que ma vie reprenne son sens. On a été bienveillant. On a passé des heures au téléphone avec moi pour m’aider à traverser ce qui serait l’épreuve la plus difficile de ma vie.

Quand j’ai commencé à (ré)émerger, on a même pris soin de m’offrir une soirée pour me gâter, mon chum et moi.

On est en mai 2020.

Flexibilité et adaptation

Plus tard, voyant que la pandémie se poursuivrait, — d’ailleurs Louis-Félix l’avait anticipé « trois, quatre, cinq vagues », qu’il disait, « oiseau de malheur » qu’on lui répondait — on s’est assuré.e.s de se donner du lest, en essayant, puis en instaurant officiellement la semaine de 4 jours.

Ça fait 140 vendredis que j’occupe mon temps comme il me plait. Et ça, ça fait une sacré différence.

Puis sont venues les 1001 façons créatives pensées par MAIN pour nous aider à traverser la pandémie: une pièce de théâtre en ligne, un atelier de cocktails à la maison, des soirées jeux, des quiz.

Mai 2021: ENFIN, on s’en retourne au bureau!

SURPRISE! Plutôt que de prendre le chemin du bureau, je dévie vers le Saguenay—Lac-Saint-Jean avec mon corgi et un U-Haul.

« Je comprendrais si ça ne marchait pas pour vous, guys », que je dis à MAIN.

Encore une fois, c’était bien mal connaître la nature huMAINe.

On a accueilli la nouvelle avec ouverture. Ça fait déjà 78 lundis que je me connecte à partir de ma maison de campagne à Chicoutimi, ou de mon espace de coworking — dont une portion de la facture est payée par MAIN, d’ailleurs.

Puis sont venus les avantages sociaux. D’ailleurs, MAIN fait aussi affaires avec la startup Tedy, un genre de compte en banque de bonheur dans lequel on dépose des sous pour nous permettre de se gâter tous les mois (dépenses liées au télétravail, massages, matériel de yoga, croquettes du chien, U-Haul…).

Depuis avril 2020, l’équipe a grandi, a muté, et le monde du travail a commencé à connaître la pénurie de talent qu’on connaît. Mais MAIN n’a jamais arrêté de se demander: « Comment pourrait-on innover pour le bonheur de nos employé.e.s? ».

Pourquoi? Parce que.

Comme mon entreprise, qui se permet de questionner continuellement sa pertinence et sa raison d’être, ça fait 156 lundis que je me permets de me demander « pourquoi » je suis à MAIN.

Et ça fait 156 lundis que mes réponses me plaisent assez pour rester jusqu’au lundi suivant.

 


D’ailleurs, on recrute!

Si tu as envie de te joindre à notre équipe, on cherche actuellement trois humain.e.s pour rejoindre notre équipe.

Et comme les bottines de MAIN suivent les babines, tu noteras le point suivant: « Tu ne remplis pas toutes les exigences listées ci-dessus, ou bien tu es un genre de cercle qui ne « fitte » jamais tout à fait dans des petites cases toutes carrées, mais tu te sens motivé.e en lisant cette offre? On t’encourage fortement à postuler ». Faque, go, envoie ton CV!

 

— Joyce McLean, Responsable — Sommet et relations avec la communauté @ MAIN

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