Rapport d’activité 2024-2025: une nécessaire évolution de notre mouvement à l’aube de nos 10 ans de collaboration
Publié le 24 juillet 2025
Pour une nouvelle année financière, soit du 1er avril 2024 au 31 mars 2025, main publie son rapport d’activité.
La dernière année, nous avons revu notre mission, lancé un portail de ressources, poursuivi nos activités centrales pour les entrepreneur.e.s, et ceux et celles qui les accompagnent, et approfondi nos partenariats stratégiques.
Les mots (sans filtre) de Louis-Félix, DG de MAIN.
Il y a bientôt dix ans, MAIN lançait un mouvement. Un appel au rassemblement, à la collaboration, à la mise en commun des forces pour créer un écosystème entrepreneurial plus vivant, mieux aligné, et surtout, humain.
Aujourd’hui, ce mouvement entre dans une nouvelle phase. Une phase qui s’ouvre plus largement et qui se veut plus déterminée, plus audacieuse.
Une mission l’anime désormais avec clarté : nous devons donner aux entrepreneur.e.s le courage du risque.
Parce que créer, entreprendre, et bâtir l’inédit exige du courage, pas seulement individuel, mais aussi collectif. Le courage de se lancer, certes, mais aussi celui de persévérer, de pivoter, d’apprendre, d’échouer, et enfin, de recommencer.
Et pour cela, les entrepreneur.e.s ont besoin d’un écosystème qui les soutient sans les diriger.
Une mission qui prend racine dans l’expérience
Cette mission renouvelée s’appuie sur des fondations solides : faire bien, durablement, et collectivement. Au fil des années, nous avons développé une connaissance fine des services d’accompagnement en entrepreneuriat innovant, de qui détient l’information, de ce qu’on ne connaît pas encore.
Nous avons parlé à des centaines de professionnel.le.s de l’accompagnement pour aiguiller au mieux les entrepreneur.e.s qui nous contactent — et qui nous partagent leurs frustrations face à un écosystème parfois difficile à naviguer.
Notre nouvelle mission repose sur trois principes simples, mais puissants :
- D’abord, un écosystème centré sur les entrepreneur.e.s. Dans un écosystème en santé, toutes les actions convergent vers un seul point : l’entrepreneur.e, dont les besoins doivent guider les priorités et la structure.
- Ensuite, une infrastructure pérenne et autonome. Cette infrastructure ne peut dépendre uniquement du financement public : elle doit être résistante aux soubresauts politiques, capable de s’autofinancer en grande partie et de servir la communauté entrepreneuriale sur le long terme.
- Enfin, une intelligence collective décentralisée. Seul un fonctionnement en réseau, en mode décentralisé, valorisant les expertises locales tout en renforçant les interconnexions, et mû par la confiance, peut ouvrir la voie à une véritable collaboration. Sur ce point, on a beaucoup de chemin à faire, de rivalités à calmer et de blessures à panser. Mais cette voie est inévitable.
Des bases solides pour l’avenir
Cette année, nous avons posé des jalons concrets pour cette transformation. Le nouveau portail.mainqc.com représente le premier repère d’une infrastructure numérique qui vise à rendre l’écosystème plus lisible, plus navigable et plus fluide. Ce n’est qu’un début — la première somme de ce que nous savons, transformée en outil pratique.
Un comité d’entrepreneur.e.s indépendant s’organise tranquillement, pour porter haut et fort la voix de celles et ceux que nous servons, et orienter les prochaines étapes du mouvement. Parce que, comme le répète souvent Brad Feld, co-fondateur de Techstars et auteur de Startup Communities et Give First, les véritables leaders d’un écosystème ne peuvent être nuls autres que les entrepreneur.e.s eux-mêmes.
Notre conseil d’administration continue de se renforcer, avec l’arrivée de deux entrepreneur.e.s dans le feu de l’action, Daniel Valois (ProgressionLIVE) et Simon Boulet (Stay22), donnant le ton de cette volonté d’alignement avec les réalités du terrain.
Un changement de posture
En novembre 2024, nous avons officiellement abandonné l’appellation « mouvement des accélérateurs d’innovation » dans la sphère publique. Cette appellation, qui n’avait jamais voulu désigner exclusivement les accélérateurs technologiques, causait de la confusion et ne reflétait plus notre mission élargie
Ce changement symbolise une transformation plus profonde. MAIN. ne se place plus en chef d’orchestre, mais en chroniqueur attentif et animateur engagé de notre écosystème.
Un mouvement ne s’impose pas; il se tisse. Il ne construit pas seul; il rassemble celles et ceux qui, par leurs actions, leurs convictions, leur engagement quotidien, leur confiance mutuelle, œuvrent déjà à bâtir un monde entrepreneurial plus fort, plus juste et plus libre.
C’est là que réside la contribution unique de MAIN : non pas dans les solutions que nous imposons, mais dans l’infrastructure, avant tout sociale, qui permet à chacun de trouver sa voie.
Merci à tous nos partenaires, collaborateurs et membres de la communauté qui rendent ce mouvement possible.
Donner aux entrepreneur.e.s le courage du risque, c’est peut-être cela, finalement : créer les conditions pour qu’ils et elles puissent avancer sans se trahir, innover sans s’épuiser, rêver sans s’effondrer.
L’aventure ne fait que commencer.