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Équipe MAIN 2022

Le Mouvement fait le bilan de l’année dans son rapport d’activité

Chaque année, le Mouvement des accélérateurs d’innovation du Québec (MAIN Québec) publie son rapport d’activité et encore une fois, l’organisme a vécu une année foisonnante de projets!

Au cours de la dernière année, MAIN a, entre autres, mis sur pied 2 projets extrêmement porteurs pour l’écosystème. Tout d’abord, Momentum — la nouvelle incarnation de PMEit — qui a vu le jour grâce au soutien du ministère de l’Économie et de l’Innovation, ainsi qu’aux contributions de plusieurs partenaires clés, dont 19 accélérateurs-relayeurs. 

Par ailleurs, le soutien financier du Mouvement Desjardins a permis de jeter les bases d’un projet encore plus ambitieux, soit Continuum startup. Celui-ci vise à obtenir une vue d’ensemble et à long terme sur le pipeline des startups au Québec et à accélérer leur progression à travers l’écosystème d’accompagnement québécois qui est dense, touffu et riche en expertises, mais parfois difficile à naviguer.

MAIN a par ailleurs concrétisé les derniers pans de son projet Portrait de l’écosystème startup du Québec réalisé avec le soutien du gouvernement du Québec, en partenariat avec Mitacs et l’Université de Sherbrooke.

Découvrez l’avancement de nos différents projets, nos engagements et les nombreuses actions mises en place au cours des derniers mois.

Couverture rapport d'activité
StartupFest Montréal

MAIN sera au Startupfest du 13 au 15 juillet 2022

Le Startupfest est de retour à Montréal du 13 au 15 juillet 2022 avec une tonne d’événements à ne pas manquer ! Ce rassemblement annuel permet aux entrepreneur.e.s, investisseur.e.s, créateur.rice.s, aux grandes entreprises, aux vétérantes et vétérans de l’industrie et à tout l’écosystème de soutien de tracer la voie de l’entrepreneuriat technologique dans une atmosphère de festival unique en son genre.

MAIN est partenaire de l’événement et présentera le Salon des accélérateurs, un grand espace au cœur du village de tentes pour venir à la rencontre des incubateurs et accélérateurs, faire des rencontres prometteuses, ou simplement venir vous recharger (ou recharger vos appareils).

Horaire des activités

Mercredi 13 juillet

12 h à 13 h : Bienvenue à tou.te.s ! Le salon est ouvert en accès libre et l’équipe MAIN sera sur place pour discuter de ses initiatives comme le service d’accompagnement Momentum, le service Continuum startup, le balado Lac-à-L’Épaule et vous permettre de remplir le sondage du Baromètre talent.

13 h à 15 h : adMare BioInnovations, accélérateur spécialisé en technologies des sciences de la vie, invite les startups du secteur à venir à leur rencontre pour découvrir leurs services en capital d’investissement, expertise scientifique, commerciale et d’infrastructure.

15 h à 16 h : MTLAB, accélérateur spécialisé en tourisme, culture et divertissement, accueille toutes les entreprises qui souhaitent participer à une activité de « pitch » inversé pour le Palais des congrès de Montréal.

16 h à 17 h : Bienvenue à tou.te.s ! Rechargez et énergisez-vous avec l’équipe MAIN.

Jeudi 14 juillet

9 h à 12 h 15 : Événement complet — rencontres capital de risque avec Investissement Québec

12 h 15 à 14 h : Bienvenue à tou.te.s !

14 h à 15 h : MTLAB, accélérateur spécialisé en tourisme, culture et divertissement, accueille toutes les entreprises qui souhaitent participer à une activité de « pitch » inversé pour le Parc olympique et TRès Trois-Rivières.

15 h à 17 h : Bienvenue à tou.te.s ! Rechargez et énergisez-vous avec l’équipe MAIN.

Vendredi 15 juillet

Le salon sera ouvert à tous! Venez vous y installer pour tenir vos rencontres, ou échanger avec l’équipe MAIN. 

TABLES DÉMO

Tout au long de l’événement, le salon sera aussi l’hôte des tables démo des accélérateurs LE CAMP, Next AI, Creative Destruction Lab et DMZ. Passez au salon pour faire leur rencontre !

MAIN tient à remercier AMEX, qui alimente le salon, les grands partenaires du salon adMare BioInnovations et MTLAB ainsi les accélérateurs partenaires: ACET, Cilex, Défi Montréal, District 3, Espace-inc., INKUB Desjardins, IVÉO, La SUITE entrepreneuriale Desjardins et .

Changer le monde, un.e entrepreneur.e à la fois

Ce septième et dernier épisode de la première saison du balado Lac-à-l’Épaule se déroule sous les étoiles, au sommet du Mont Mégantic. Nos deux invités ont des liens intimes avec ce lieu et cela résulte en une conversation haute en émotions. Luc Sirois, innovateur en chef du Québec, a des racines profondément ancrées dans la région de Mégantic. Vous le découvrirez sous un nouveau jour, dans toutes ses sensibilités, à travers sa jeunesse et sa carrière fabuleuse qui l’amène aujourd’hui à prendre la roue du tout nouveau navire amiral, le Conseil de l’innovation du Québec.

Si l’audace se conjugue au féminin, c’est possiblement à cause de cette jeune ingénieure de 24 ans qui a piloté l’établissement de règles internationales pour créer la première réserve de ciel étoilé de la planète, celui de la région de Mégantic. Imaginez mettre dans le coup des dizaines de municipalités, Hydro-Québec et toute la population locale pour lutter contre la pollution lumineuse qui compromettrait la recherche de l’ASTROLab du Mont Mégantic. S’il y a aujourd’hui un peu de génie québécois à bord du fameux télescope James Webb, c’est parce que nos experts ont pu développer leurs technologies dans un ciel protégé grâce à l’audacieuse Chloé Legris en 2007! Ayant depuis fondé Espace-Inc à Sherbrooke, Chloé dirige une véritable usine à succès grâce à une approche centrée sur l’humain, misant sur la collaboration et surtout l’efficience.

Nos invités nous parlent de leurs motivations et de leurs parcours atypiques d’entrepreneurs. Dans cet épisode, on parle d’entrepreneurs qui aident d’autres entrepreneurs dans leur développement novateur, mais également d’écoute, d’expérience et de confiance nécessaire pour réussir.

Luc Sirois, d’entrepreneur à succès à Innovateur en chef du Québec

Comme plusieurs entrepreneurs, Luc Sirois est motivé par la création et le développement d’un produit qui permet d’élever le bien-être de sa population. Après une carrière d’entrepreneur scientifique qui l’aura amené à explorer le cycle de développement de startups à l’américaine, Luc a fondé Hacking Health à Montréal, véritable révolution dans la façon d’innover dans le système de la santé, mouvement qui s’est exporté dans des dizaines de pays à travers le monde.

Luc Sirois affirme que cela prendra un certain temps pour changer les manières d’innover en entrepreneuriat. Mais s’il y a effectivement un gain social pour l’ensemble de la population, les entrepreneurs et ministres doivent combattre l’inertie naturelle, les contraintes, passer outre l’obstacle des structures d’opérations et redoubler de patience afin de percer cette ouverture qui existe bel et bien auprès des dirigeant.e.s. Luc Sirois nous rappelle que ça prend des révolutionnaires pour réussir, mais il faut être conscient que souvent, c’est une personne à la fois…

Chaque fois qu’on avance dans l’inconnu, on avance dans un chemin non tracé. Même bien entouré lors de nos démarches entrepreneuriales, bien que capables d’apprendre à une vitesse grand V, un parcours entrepreneurial n’est jamais typique. Afin de rassurer les jeunes pousses face à ce monde parfois méconnu qu’est l’innovation, on se doit de cultiver la culture de l’entrepreneuriat, de changer la manière dont on motive les gens et sensibiliser les jeunes à développer leur goût d’entreprendre. Luc Sirois ne croit pas que c’est strictement par l’éducation que cela doit se faire. Il suggère plutôt que les jeunes pousses en technologies soient amenées à comprendre tous les préceptes autour du support et du fonctionnement du monde du capital de risque dès les premiers pas dans le monde entrepreneurial. Ces notions de base permettront aux générations innovatrices de 2022 et celles du futur à comprendre l’ABC de l’entrepreneuriat et de l’investissement, en réduisant leur risque d’échec dans leur premier projet.

Bâtir un Québec performant passe par l’écoute et l’entraide et l’efficience pour Chloé Legris 

Pour bâtir à partir de rien une réserve mondiale de ciel étoilé, ça prend un mélange de naïveté et d’audace! Chloé Legris nous explique les défis auxquels elle a dû faire face lors de ce projet entrepreneurial d’envergure, en plus de démontrer comment les nouvelles pratiques écoénergétiques et de nouvelles normes qui accompagnent le projet ont pu être bénéfiques pour l’ensemble de la société et servent encore aujourd’hui. Chloé Legris affirme qu’il faut encourager la culture de la collaboration entre entrepreneurs et mettre au rancart ce réflexe qui fait que les entrepreneurs se tournent vers le gouvernement en premier lieu pour obtenir de l’aide.

On ne sait pas d’où viendra la prochaine innovation ou le prochain entrepreneur.e à succès. Par contre, afin de favoriser le progrès de la société, on doit encourager la culture locale en interconnectant les territoires et afin de soutenir les écosystèmes régionaux. Chloé Legris nous encourage à investir notamment dans un réseau de transport interrégional efficace. Elle nous rappelle que l’idéalisme nous fait perdre la tête dans les nuages et que si certains ne savent plus dans quoi investir, il y a de nombreuses entreprises locales avec d’excellents produits à très fort potentiel. Dans cette ère économique ou ce qui était pris pour acquis est devenu incertain, c’est dans le capital local existant qu’on doit investir. C’est avec un slogan tel que «le succès amène le succès» que se bâtissent des structures comme Espace inc. C’est cette idée motivatrice qui pousse Chloé Legris et ses semblables à redonner à la société et à s’entraider entre entrepreneurs. Il n’y a aucun doute que cette entraide fleurira et permettra à notre société innovante de faire un pas de plus dans la direction de Québec, terre d’innovations qui changent le monde.

Le Québec, pépinière de talents pour l’économie numérique et leader en intelligence artificielle pour le bien commun.

Cette intéressante discussion entre Cassie Rhéaume et  Yoshua Bengio vous feront voir le secteur du numérique québécois de l’intérieur. Vous comprendrez l’impact du numérique dans la société québécoise sous plusieurs dimensions, notamment des barrières à l’entrée du système d’éducation qui empêchent la formation rapide et efficace dans le domaine du numérique, aggravant ainsi une pénurie de main-d’œuvre décriée depuis au moins 10 ans! Il est aussi mention de la place accordée aux femmes dans le secteur des technologies et des avancements novateurs en intelligence artificielle. On discute également du processus d’automatisation des travaux effectués jusqu’à présent par du capital humain, du futur développement de la technologie, des centres de données, de l’immersion et de l’importance des formations adéquates pour les futurs diplômés.

Le Québec regorge de talents susceptibles d’intégrer des emplois dans le numérique, mais ces talents ne le savent pas et on ne les forme pas assez rapidement.

Cassie Rhéaume a fait de l’inclusion des femmes dans le domaine du numérique son cheval de bataille. Elle propose que la formation des adultes pour les intégrer rapidement et efficacement dans ce secteur économique en forte croissance, où la pénurie de main-d’œuvre est une réalité depuis des années. Quant à lui, Yoshua Bengio, chercheur à l’Université de Montréal, nous parle de tous ces secteurs où l’intelligence artificielle pourrait jouer un rôle majeur, mais qui sont ignorés par ces entreprises qui recherchent le profit rapide. On parle également avec lui du rôle des gouvernements pour s’assurer d’une utilisation humaniste des avancées promises par l’intelligence artificielle.

Une pénurie de main-d’œuvre depuis 10 ans, des emplois payants, des talents qui s’ignorent, il faut que le système d’éducation soit innovant!

Cassie Rhéaume nous parle des formations intensives et immersives au Lighthouse Labs et les défis que la formation en technologie impose à ses étudiants. Puisque Lighthouse Labs a des milliers de partenaires et que le laboratoire prend à cœur l’accompagnement vers l’emploi suite à leur graduation, il propose un solide programme de mentorat et un parcours personnalisé. Nul n’est étonné que le taux de placement de ses diplômés soit de 97%!

Selon Cassie Rhéaume, en général, l’intérêt pour le secteur des technologies s’allume une fois sur le marché du travail, à travers une expérience professionnelle. Ceci explique pourquoi les femmes ou les communautés minoritaires sont peu représentées dans les programmes de formation universitaire dans ce secteur pourtant en pleine expansion. Elle ajoute que bien que la volonté de collaboration soit grande dans le secteur numérique, il est toutefois question de fracture numérique dans les régions du Québec. Les opportunités pour les citoyens ne sont pas égales et Cassie Rhéaume déplore le manque de subventions et d’incitatifs à la formation dans le secteur du numérique en région.

Montréal, pôle mondial en intelligence artificielle, en mission pour une IA au service de l’humanité.

Yoshua Bengio nous parle de son arrivée au Québec à 12 ans et ce qui le motive à poursuivre ses travaux en sol québécois. Il met un point d’honneur à nous rappeler que les compagnies «sont d’abord des gens». Il souligne également que beaucoup de professeurs et d’étudiants désirent d’abord contribuer au développement d’une IA qui aide la population, plutôt que de mettre leur énergie dans des projets qui ne correspondent pas à leurs valeurs. Le professeur Bengio est convaincu que le Québec peut et doit établir un écosystème innovant qui répondra aux grands maux du 21e siècle. Il précise que la manière d’innover au Québec est particulièrement avant-gardiste et que la position de notre gouvernement est un pilier important, pouvant conjuguer le développement économique et le développement durable. Il ajoute que dans notre écosystème, l’expertise de nos gens spécialisés au Québec nous permet de profiter d’une croissance économique et la possibilité existe pour nous de devenir des figures de leaders mondiaux en entrepreneuriat et en innovation sociale.

Suite à son passage dans les régions du Québec l’été dernier, Yoshua Bengio affirme que la masse critique d’embauche, qui porte sur le talent en entreprise, doit s’élargir davantage, en plus de capitaliser sur les ressources que nous possédons déjà. Il réitère que la vraie croissance économique se fait grâce à nos talents locaux. On se doit de faire l’exportation de notre expertise, tout en capitalisant sur nos gens. Selon Bengio, on peut s’entraider, solutionner des problèmes et développer des écosystèmes de startups en région, tout en y créant une nouvelle économie. Le professeur veut que l’on arrête de se cacher derrière des excuses. Ce n’est pas aussi compliqué qu’on le conçoit que de collaborer avec des gens à plus de 1000 kilomètres de distance, surtout quand ceux-ci partagent notre langue et nos valeurs. Pourquoi ne pas capitaliser sur ces nouvelles manières de collaborer et s’en servir comme tremplin pour faire rayonner l’écosystème startup québécois à l’international? C’est ça, finalement, travailler pour le bien commun.

Bâtir des consensus dans un monde de plus en plus polarisé, en région ou en métropole, mêmes défis d’inclusion et de cohésion sociale.

Vivre ensemble, c’est un défi de toutes sociétés, de toutes époques partout sur la planète. Dans cet épisode consacré à l’innovation et l’inclusion sociale, nous recevons deux chercheurs qui ont des vécus forts différents et qui ont des pratiques définitivement ancrées dans l’action, sur le terrain. Au moment où les flots migratoires sont générés par les guerres, les famines et bientôt les crises climatiques, alors que les innovations technologiques et les réseaux sociaux permettent à toute l’humanité de communiquer, les tensions et les risques d’éclatements sont bien réels si l’on ne trouve pas des manières de gérer la peur, la haine ou simplement l’ignorance.

Dans ce cinquième opus de ce nouveau podcast québécois, Lac-à-l’Épaule présente une fascinante discussion entre Jimmy Paquet-Cormier et Vivek Ventashek.

Planificateur urbain, promoteur d’innovation ouverte et de laboratoires vivants, Jimmy Paquet Cormier s’applique au sein du LLIO situé à Rivière-du-Loup à accompagner les organisations dans l’adoption de pratiques innovantes qui favorisent une autonomisation et une innovation efficace et pérenne en faisant appel à toutes les parties prenantes. De son côté, Vivek Venkatesh, professeur à l’Université Concordia et co-titulaire de la chaire de l’UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent, utilise l’art et la littératie numériques à travers le projet SOMEONE pour favoriser l’inclusion sociale des franges de population qui sont trop souvent exclues des débats publics.

Construire un monde meilleur grâce à la dystopie et les réseaux sociaux

La vie de Vivek Venkatesh a été bouleversée quand il a perdu un proche dans un attentat terroriste. Ayant goûté la haine à l’état pur, plutôt que de jurer vengeance, il s’est donné pour mission d’agir via les réseaux sociaux, pour bâtir des dialogues entre des communautés de façon innovante et surtout très efficace. L’essence du projet SOMEONE est de créer des plateformes pour promouvoir le dialogue et briser la polarisation, grâce à l’encadrement et la promotion du pluralisme. Un défi auquel le projet SOMEONE dû faire face fut la difficulté à développer des modèles de cadres neutres, qui ne sont ni polarisants, ni généralisant, qui promeuvent à la fois l’écoute et la considération des populations minoritaires, en employant le pluralisme des conditions sociopolitiques existantes.

Paysage de l’espoir est une autre initiative, qui s’adresse spécifiquement aux jeunes de Montréal et de Chicoutimi, issus de communautés minoritaires. Le but de cette initiative innovante est de proposer des plateformes permettant aux individus d’exprimer leur propre voix et leur résilience quant à la place qui leur est accordée. Les jeunes nourrissent la plateforme d’extraits audios, vidéos et d’hyperliens que les individus capturent durant les ateliers participatifs. Bien qu’elle se revête d’une fonctionnalité sociale, l’application décourage les partages, les mentions «j’aime» et les commentaires, en ne laissant pas la possibilité aux usagers d’accomplir ces actions. Ce faisant, les ateliers enseignent aux jeunes comment le narratif ne leur appartient plus une fois leurs pensées exprimées via les applications sociales couramment utilisées. Le but de l’application Paysage de l’espoir est notamment de faire un fidèle portrait des émotions, par exemple la résilience ou l’espoir, en donnant un maximum de contexte à l’expression et au moment de créativité, dans un but de susciter des émotions ou d’évoquer de la passion chez le spectateur, en plus de faire la critique des médias sociaux en sensibilisant les jeunes aux dangers inconscients reliés à leur utilisation.

Durant la conversation qui se déroule durant cet épisode du balado, Venkatesh affirme que si l’on se permet de reconnaître cette tension existante entre liberté et égalité, et que l’on peut contextualiser notre prise de position idéologique, ce qui revient en un sens à accepter l’existence d’une hiérarchie sociétaire, les normes que l’on pourrait dégager de cette hiérarchie de pouvoir nous permettraient l’établissement de constats critiques sur le système actuel et finalement nous aider à marcher vers une utopie égalitaire. Venkatesh reconnaît que cet aspect de consensus commun exclura nécessairement des perspectives et c’est entre autres ce qui intéresse le professeur. Il nous invite à nous interroger à propos de la possibilité, dans un moment accélérations comme le présent, à développer un protocole pour reconnaître ces exclusions et éventuellement y remédier.

Construire un monde meilleur grâce à l’utopie et les laboratoires vivants.

Avec la venue de la covid-19, on assiste sans surprise à un exode inversé. Les masses fuient les villes et les régions et vivent une crise de logement! Jimmy Paquet-Cormier de LLIO souligne qu’il y a des opportunités incroyables en région et que les entreprises innovantes reçoivent plus de support et font face à moins de compétitivité sur le marché de l’entrepreneuriat novateur. Il ajoute que les individus localisés en région sont très généreux de leur temps et sont impliqués dans des projets innovants ou sociaux qui les interpellent. Paquet-Cormier ajoute qu’en termes de projet innovant, on gagne à lier la créativité aux projets et à utiliser nos émotions afin d’alimenter des collaborations et partenariats, tout en humanisant les structures de nos projets. Mais afin d’aller plus loin, comment promouvoir des postures qui permettent d’avoir des opinions diverses ou idéologiquement opposées? Comment amener les entrepreneurs et innovateurs à devenir mentalement flexibles plutôt que rigides, lorsque percutés par les positions de l’autre? Une approche du living lab, ou laboratoire vivant permet une plus grande collaboration et de la flexibilité en plaçant plus de parties prenantes autour de la table. Cela permet de mieux comprendre les impacts des et les enjeux des problématiques et propositions, de façon plus holistique, durant ce processus de collaboration. Ainsi, il se dégage des solutions plus efficaces, susceptibles de répondre aux besoins présents et futurs d’une organisation, voire d’une société. Paquet-Cormier souligne qu’il est impératif de reconnaître la période de transition dans laquelle nous sommes plongés et de graduellement collaborer vers un objectif commun, plutôt que de commenter le travail des autres. Ce sentiment d’être «contre» les autres méthodologies ou structures divergentes, au profit de la critique constructive, la collaboration et de la mise en commun de notre vision. Appliquer cela à la taille d’un Québec donnera une société plus cohésive, collaborative et possiblement plus épanouie!