Quand le bien-être devient une stratégie d’affaires : rencontre avec Myriam Corbeil
Publié le 24 novembre 2025
Dans l’écosystème entrepreneurial, on parle volontiers de croissance, de financement, d’innovation. On parle beaucoup moins de ce qui permet réellement à ces ambitions de tenir dans le temps : l’état de celles et ceux qui les portent. Lors de notre échange dans le cadre de la campagne Parapluie, Myriam Corbeil – fondatrice d’Hôtel UNIQ et doctorante en psychologie du travail – ramène cette réalité dans toute sa clarté : la santé mentale du fondateur n’est pas un détail, c’est un déterminant organisationnel.
L’entrepreneur comme système à part entière
Myriam cumule deux regards : celui de l’entrepreneure qui a vécu sept ans de montagnes russes, et celui de la chercheuse qui étudie les risques psychosociaux du travail. Les deux se répondent. Les entrepreneurs représentent une population particulièrement vulnérable, explique-t-elle. Quand un fondateur s’effondre, l’effet domino touche l’équipe, les partenaires, la famille, et parfois même le territoire économique dans lequel l’entreprise évolue.
Le pouvoir de la pause
Au cœur de son approche se trouve une idée simple : s’extraire du quotidien. Sortir du mode “urgence”, reconnecter avec un environnement qui apaise et clarifie. C’est l’esprit derrière Hôtel UNIQ, un village de glamping écoresponsable pensé comme un espace de recul, et derrière l’offre qu’elle propose dans la campagne : du tourisme transformationnel ou une retraite d’équipe en nature.
Ce que Parapluie vient réparer
Les propos de Myriam convergent naturellement avec la raison d’être de Parapluie. On ne parle pas d’ajouter du luxe au parcours entrepreneurial. On parle d’un abri minimal pour que le fondateur continue d’exister comme personne, pas seulement comme fonction.
Télémédecine, soutien psychologique, appui pour la famille : des mécanismes simples mais structurants. Des gestes qui permettent de tenir dans la durée, d’être lucide, d’être présent. C’est de la stratégie, pas de la consolation.
Une culture à faire grandir
L’entretien avec Myriam ouvre un espace essentiel : celui où l’on cesse de voir le bien-être comme quelque chose “à faire quand il reste du temps”. L’entrepreneuriat durable passe par la qualité de vie des gens qui le portent.
Parapluie, et celles et ceux qui y contribuent, nous aide à bâtir cette culture. Une culture où prendre soin n’est pas un signe de faiblesse, mais un acte de responsabilité.
